Notre patrimoine végétal

Alors que nos ancêtres se sont éreintés à repousser la nature sauvage en défrichant le moindre lopin fertile, nous, nous cultivons de plus en plus dans nos jardins ces espèces sauvages autrefois proscrites.

Petits prêcheurs, amélanchiers, gingembres sauvages et verges d’or sont autant d’exemples de plantes utilisées au jardin. La culture et l’utilisation de ces espèces constituent une expérience ayant des résonances ethnobotaniques. En les côtoyant, on s’initie à tout un folklore, une histoire, à des traditions et des croyances Il est d’ailleurs amusant de constater à quel point les noms populaires de ces belles indigènes reflètent l’histoire, les croyances et les coutumes de notre peuple. On n’a qu’à penser aux valeureux bouleaux à canot, aux indispensables herbes à dinde, à l’amusante pétouane, aux délicieuses patates en chapelets ou au dangereux café du diable…

Nos jardins, désormais accueillants pour nos espèces indigènes, deviennent aussi pour plusieurs l’occasion d’exprimer un sentiment de fierté. Le meilleur exemple est certes celui des emblèmes floraux. En octobre 1999, l’Assemblée nationale corrigeait une erreur botanique vieille de plusieurs décennies en adoptant dorénavant l’iris versicolore indigène à titre d’emblème floral plutôt que le lis blanc exotique.

Nos belles indigènes peuvent jouer plusieurs rôles. Dans de luxuriants jardins soigneusement aménagés, elles côtoient docilement des espèces exotiques. Dans des espaces verts naturels ou dans des parcs, elles assurent un rôle de premier plan comme maillon essentiel de l’écosystème. Mais quel que soit le rôle qu’on leur attribuera, elles témoigneront toujours de la richesse et la diversité de notre patrimoine.

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